Musique des XVe et XVIesiècles   
Travaux d'étudiants et ressources

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Corrigé Janvier 2016


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Josquin des Prés, la situation particulière de sa carrière, les caractéristiques de son œuvre, de son écriture musicale.

Il convenait de rappeler les dates ( selon les sources ca 1440-1460 ; 1521) ; Sa carrière, pour une bonne part en Italie, est touchée par l’invention de l’imprimerie, et de l’imprimerie musicale notamment. Il bénéficie notamment le premier de monographies imprimées par Ottaviano Petrucci. Ce sont notamment des livres de messes. Sur le plan de son écriture, le plus évident pour ceux qui connaissent sa musique ce sont les entrées en imitation des voix, mais DEUX par DEUX, deux duos (les deux voix ont une mélodie distincte). Plus généralement il écrit dans tous les styles (chanson motet messe), avec pour cette dernière une tendance à la modernité assez nette (ténors énigmatiques, en solmisation etc).

Les grands événements diplomatiques politiques ou officiels du XVesiècle lorsqu’ils ont un rapport direct avec les compositions musicales :

Une question Dufay, avec la difficulté de ne pas livrer le nom dans la question…

Les motets de Dufay sont en fait très variés, pas encore très fixés. Il y a plusieurs tendances nettement différentes, dont une, l’isorythmie (« à l’ancienne ») : Dufay l’utilise presque exclusivement dans des motets de circonstance, notamment lorsqu’il est auprès de Pierre d’Ailly (Concile de Constance et au-delà). On peut citer bien sûr Nuper rosarum flores, Florence, 1436, ou l’élection à la succession au trône de Saint Pierre par Eugène IV en 1431 avec le motet Ecclesie militantis, et d’une manière générale tous ses motets isorythmiques, comme Supremum est mortalibus bonum, pour la rencontre entre Orient et Occident, avec l’empereur Sigismond, en 1433.

Principales dates concernant la question religieuse au XVIe siècle, et répertoires précis.

Cette question est axée sur la crise de l’église romaine, mais il n’était pas interdit d’aborder la question d’autres religions présentes en Europe (on pense à 1492 et la chute de Grenade), avec l’éviction des Maures de la péninsule ibérique et l’exil des communautés juives quelques mois plus tard, à mettre en relation avec la naissance de quartiers réservés fermés tout au long du XVIe siècle. Mais sous l’angle de l’église catholique et romaine, la crise rencontrée depuis le XIVe siècle rencontre l’émergence d’une opposition très forte. On peut souligner les dates de 1517 (Luther et les 95 thèses à Wittenberg), celles du Concile de Trente (1545-1563), celle des guerres de religion françaises (1562-1598 et Edit de Nantes)…

Il faut souligner que sur le sol français, au temps où se constituent une Brigade, puis une Pléïade poétique, l’imprimerie musicale française est prise dans le climat de guerre civile permanent de la seconde moitié du siècle. Les répertoires spécifiques nés de musiciens français (chanson spirituelle et psaume polyphonique) qui avaient trouvé leur voie dans la première moitié du siècle voient la radicalisation et les troubles limiter l’impression, notamment à Paris. On pouvait citer les psaumes de Janequin, sur les versions poétiques de Marot, par exemple, et bien d’autres.

Chanson bourguignonne Compositeurs et œuvres

Il fallait nommer Guillaume Dufay et Gilles Binchois, en donnant pour chacun d’eux des exemples de ballade, rondeaux, et (beaucoup moins de) virelais, formes issues du XIVe siècle français qui s’imposent encore aux musiciens qui écrivent des chansons au XVe siècle.

Binchois : rondeau Adieu mes tres belles amours ; Ballade Mesdisans.

Dufay : Rondeau Ce jour de l’an ; Ballade J’ay mis mon cueur ; il existe deux ou trois virelais peu connus, moins en tous cas que la chanson strophique Vergene bella, sur un texte de Pétrarque.

Chansons descriptives au XVIe siècle : compositeur, titres, imprimeur, caractéristiques

Clément Janequin, imprimé par Pierre Attaingnant, dès le début de son activité. Plusieurs grandes fresques sonores descriptives, Le chant des oiseaux, la Bataille de Marignan (ou la Guerre), le Caquet des femmes, les Cris de Paris ….leur particularité est d’intégrer des onomatopées , généralement en seconde partie, pour imiter vocalement les sons et cris produits par les êtres animés (oiseaux, chevaux, combattants, commères, marchands, etc. )

Etudiants hors UFR, en lettres et arts :

Une question préparée en amont, sur les relations précises de votre champ de compétences avec la musique. Il vaut beaucoup mieux se fonder sur un édifice, une œuvre littéraire précise, en mettant en valeur l’intersection des disciplines (exemple : la collégiale de Soignies, ou la Pléïade) plutôt que de dévider des généralités.