Musique des XVe et XVIesiècles   
Travaux d'étudiants et ressources

psautier

 

 

 

Thème : Transcrire et éditer la musique du XVe au XVIIe siècles


Travaux de Nancy Hachem

Transcription de quatre chansons

La transcription de quelques chansons issues du Recueil de Jehan Chardavoine a été effectuée au sein d’un séminaire surl’édition musicale, introduisant principalement l’utilisation dulogiciel Finale.

Il s’agissait de transcrire plusieurs chansons monodiques avec leurs textes, le plus fidèlement possible tout en ayant un souci de clarté vis-à-vis du lecteur moderne, non familiarisé avec les transcriptions de Musiques de la Renaissance.

Le recueil de chansons de Jehan Chardavoine étant disponible sur Gallica, il fut facile de retrouver les pièces à transcrire.

Les chansons choisies ont été les suivantes:

"Bénit soit l'oeil noir"

"Chansons nouvelles du petit enfant d'Amour"

"O nuit jalouse"

"M'amour"

Partitions Originales tirées de Gallica

"Bénit soit l'oeil noir"

"Chansons nouevlles du petit enfant d'Amour"

"O nuit jalouse"

"M'amour"

Partitions Transcrites sur Finale

"Bénit soit L'oeil noir" transcrit avec Finale

"Chansons nouvelles du petit enfant d'Amour" transcrit avec Finale

"O nuit jalouse" transcrit avec Finale

"M'amour" transcrit avec Finale

Commentaires

    Nous sommes donc en 1576. Le privilège a été obtenu auprès de Charles IX, le 20 août 1573. Le volume contient cent quatre-vingt dix chansons, dont toutes sauf quatre contiennent la partition musicale. Le recueil de chansons en forme de voix de ville de Jean Chardavoine a été précédé, par deux ouvrages : le premier par Le Roy et Ballard en 1555; le deuxième par A. Le Roy en 1573 Le recueil de Chardavoine est néanmoins le premier consacré aux chansons à une seule voix. Ces chansons sont le plus souvent construites sur des strophes répétitives. Une chanson en voix de ville peut alors facilement s'appuyer sur un texte et être adaptée à un autre. Aujourd'hui, nous dirions qu'un texte d'auteur se chante sur « l'air de » . Pour les textes, il donne une bonne part aux poèmes de Pierre de Ronsard et autres membres de La Pléiade. Un exemplaire du recueil de 1576 et une version un peu modifiée et non signée, publiée en 1588, sont consultables à la Bibliothèque nationale de France. La BnF a mis récemment en ligne, sur son site Internet, un exemplaire numérisé de cette édition de 1588. A l'exception de "O nuit jalouse", les chansons transcrites furent très claires, tant au niveau de l'indication de mesure, du texte, de l'association musique et texte et même du nombre de mesure. Il fut simple et rapide de les retranscrire. La seule chanson plus ambivalente fut "O nuit jalouse", avec un découpage du texte qui n'est pas strictement syllabique et donc plus difficile à adapter à la musique. Une petite marge d'interprétation est alors laissée à l'arrangeur. En ce qui concerne les altérations, elles étaient claires pour les quatre chansons transcrites, il n'y eut pas d'ambiguité là-dessus. La graphie du Recueil de Chardavoine disponible sur Gallica est claire, il n'y eut aucune confrontation à des passages noircis ou illisibles. La lisibilité du Recueil a facilité la transcription, ainsi que la forme monodique des chansons qui n'a pas contrant à des recherches d'ordre de voix que l'on aurait pu trouver au sein d'un polyphonie. Les principales hésitations furent au sujet des placements des barres de mesure. Certaines chansons s'y prêtaient plus évidemment que d'autres. De façon générale, les barres de mesures furent ajoutées lorsque les carrures étaient évidentes, et supprimées lorsque le schéma de la chanson semblait plus libre et plus souple. C'est notamment le cas pour "Chansons nouvelles du petit enfant d'Amour".

Globalement, la transcription fut simple et agréable à réaliser.