Musique des XVe et XVIesiècles   
Travaux d'étudiants et ressources

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Corrigé janvier 2016 ICI

Cours 1 du 19 septembre 2017 :

Bibliographie : Allan Atlas, La Musique de la Renaissance en Europe, 1400-1600 , Turnhout, Brepols, 2012. Traduction Christophe Dupraz.

Cadre historique (correspondant aux XIVe et XVe siècles) : [chap. "intermèdes" 2 et 10 de l'ouvrage d'A. Atlas]

Une histoire longue de la construction de la monarchie française, du XIVe s. à 1789

Musiciens : Un cadre d'emploi ecclésiastique aux XVe et XVIe siècles, comment le comprendre?

Contexte historique et histoire de l'église

XIVe siècle : séparation accrue pouvoir royal pouvoir ecclésiastique : redéfinition des partages sur le territoire. Philipe le Bel, les Templiers

Crise de la papauté et arrivée de la cour pontificale en Avignon

Guerre de Cent Ans, prétentions anglaises à la couronne française

XVe siècle : continuation de la Guerre de Cent Ans

Etapes des possessions anglaises en France : seul le Val de Loire est épargné, au nord, vers 1426.

Reconquête guerrière (Jeanne D’Arc, Charles VII) et traitement de la question de la frontière est : les prétentions bourguignonnes.

Stratégies de Louis XI pour rompre l’alliance de la Bourgogne avec les anglais.

Mort de Charles le Téméraire 1477. Etats bourguignons et histoire de la musique.

L’imprimerie et le Nouveau Monde. 1492.

Les différentes puissances : à part l’Angleterre et les états Bourguignons, l’Italie (trois zones : zone espagnole au sud, états pontificaux au centre, et principautés et duchés et cités au nord.). La couronne espagnole en méditerranée. L’empire.

Musiciens et contexte : la notion de domus, de maison, de maisonnée. Le cadre d’emploi du compositeur : attaché à un seigneur (noblesse civile ou ecclésiastique). Un cadre de formation massivement ecclésiastique, à comprendre au sens large :l’église ancienne avant 1563. Une église à la fois omnipotente et omniprésente (administration, services, finances, education), mais peu inquisitrice au quotidien, par rapport en tous cas à la grande montée en puissance du religieux dans la sphère privée au XVIe siècle.

II L’église : territoire, institutions, fonctionnement.

Eglise d’avant le concile de Trente (1545-1563) : l’ « Ancien Régime » de l’église. Une église à bien resituer.

Peu de pratique individuelle (hiérarchie sociale du monde médiéval occidental, rôle des différents corps sociaux).

Fréquence moyenne théorique de présence à la messe rapportée à la population fin XVe siècle : 1 fois par an.

Célébration du clergé face à l’autel. Eglise vide de sièges.

Fortes disparités paroisses rurales et urbaines.

La notion de couverture paroissiale.

Les modes de consultation dans l’église : les Conciles.

Les modes de consultation royaux : les Etats Généraux.

Observation de la fréquence comparée des Etats généraux et des conciles jusqu’en 1962.

Perception de l’effet positif des conciles et Etats généraux : démocratique ; et des effets dangereux : 1789.

Auditions : Arcadelt Du temps que j’estois amoureux ; Binchois, ballade.

Examen des ressources électroniques de Paris Sorbonne : apprendre à se connecter à Oxford music (New Grove) ; aux bouquets musicaux (Naxos surtout, et Music on line par ailelurs) ; Moyens de se constituer un stock de travail (musique et fiches biographiques sur les musiciens).

Cours 2 du 26 septembre 2017 :

Petite nymphe folâtre (C. Janequin, poème de Ronsard)

Les métiers de l'église, les sensibilités et les tendances :

clergé régulier: règle: vie monastique, monachisme, vie consacrée

clergé séculier: dans le siècle: prêtrise, sacerdoce, diaconat

Différents types de règles, selon les clivages fondamentaux:

contemplation vs action

travail ou mendicité

solitude ou collectivité totale

richesse personnelle/collective, pauvreté personnelle/collective

Différents ordres :

  1. → Bénédictins (pauvreté individuelle, richesse collective)\→ Clunisiens
  2. → Dominicains → Chartreux (solitude)
  3. pauvreté individuelle et collective (ordres mendiants)
  4. → Franciscains

Cette pauvreté collective jusqu’au Concile de Trente. Pour le XVe siècle, influence des dominicains dans les réflexions sur le dogme marial.

Autres mouvements fraternels de type monastique :

Béguines (collectivité, traducteurs, éducateurs) : à l'origine notamment des classes de niveau et de traductions faciles de passages de la Bible pour les enfants.

Référence bibliographique pour approfondir les contributions de la pensée médiébvale et renaissance à l'idéal démocratique moderne : Quentin Skinner, Les Fondements de la pensée politique moderne

Condition des musiciens dans ce contexte: clivage entre la formation des musiciens savants etd es instrumentistes.

Les instrumentistes sont au service temporaire - plus rarement permanent - d'un noble. Les musiciens de musique “savante”: formés par l’église, y sont rattachés et en dépendent financièrement.

instrumentistes: font partie de corporations qui gèrent les échanges commerciaux, offrent une protection sociales. Notion de “métiers jurés”. Les msuiciens du Duc de Bourgogne: statut spécial des musiciens

imprimerie = moyen d’émancipation financière pour qui est édité

Le cas de Dufay : Dufay (1400-1474) au service de l’évêque Pierre d’Ailly assiste au concile de Constance capte des bénéfices.

La poésie à la cour de Bourgogne. Lire et écrire un rondeau.

ressource: BNF → “collection et service” → “archives et manuscrit”

les formes poétiques du XVe siècle offrent aux musiciens la possibilité de travailler les formes binaires avec ou sans reprise. A la cour de Bourgogne: forme de la musique basée sur la poésie (ballade, rondeau, virelai)

Poésie de cour au XVe siècle.

Un manuscrit de poésie : le manuscrit Colbert 2502 (Gallica), surtout voir p. 30 et 87 (vues 30 et 87), les poésies de Charles d'Orléans. Poésie de cour au XVe siècle : Rondeaux, Ballades. Concours de poésie orale, improvisation, thématiques, défis : un jeu propre à la sociabilité courtoise; des formes poétiques pratiquées de mémoire, au pied levé, et certaines fixées par l'écrit (quelques unes). Le refrain ou la thématique obligés, la métrique font partie des difficultés propres à chaque sujet.

Formes observées : ballade strophique, envoi, 3 strophes, vers-refrain final; Le manuscrit, très bien présenté, reflète la qualité des poésies choisies : Lettrines, initiales ornées, mise en page et calligraphie soignées, sommaire etc.

Rondeaux.

Principes musicaux des formes fixes : un laboratoire pour les formes musicales binaires.

Cours 3 du 3 octobre 2017

Terminologies : révisions. Episcopal. Capitulaire. Paroissial. Chapelain. Diacre. Couvent. Heures monastiques. Heures capitulaires. office vs messe; eucharistie/transsubstanciation/communion sous les deux espèces. Milan et le chant pendant l'élévation. Que nomme-t-on motet aux XVe et XVIe siècles (et depuis)? Vêpres et le Salve

Dufay. Carrière italienne. Une carrière typique de l'école franco-flamande, au début du XVe siècle :

- une jeunesse auprès de Pierre d'Ailly, théologien délégué au Cocile de Constance (1414-1418)

- retour de la papauté à Rome, progressive, conflictuelle, par plusieurs conciles

- Dufay au service de plusieurs papes antagonistes successifs.

Rondeau Ce jour de l'an, refrain, demi couplet, demi refrain, couplet complet, refrain compet.

La pratique des formes fixes au XVe siècle : Rondeau ++ ; Ballade =; virelai (bergerette) - (en décroissance)

- Bologne et les motets diplomatiques : le choix de l'ancienne forme du motet isorythmique.

Nuper rosarum flores pour la dédicace de Santa Maria dei Fiore, de proportions 6:4:2:3 et module de 28 brasses pour le pavage.

- la Savoie et les pièces pour les mariages (ballades)

- Dufay passe constamment du nord au sud par les états bourguignons. Cour poétique bourguignonne, jeux poétiques, formes fixes.

-Fin de carrière à Cambrai

-Requiem perdu

- Sa messe obituaire Ave Regina et la question du motif de tête : Dufay tente de créer une symbiose entre les différents mouvements.

Cours 4 du 10 octobre 2017 :

Techniques d’écriture au XVe siècle : construire une grande forme.

Les procédés d’écriture :

Le Canon

L’imitation. Imitation dans les chansons de Dufay à trois voix.

Le faux-bourdon.

Le faux-bourdon dans les hymnes de Dufay. Paraphrase d'un chant

Paraphrase de l’hymne à la partie supérieure, doublure et composition du ténor.

Messe : la problématique de l’unité d’une pièce en plusieurs parties :

  • a) Travail par le ténor : pas sensible, mais efficace. Le ténor irrigue chacun des cinq sections
  • b) Motif de tête : une ressource plus mélodique, presque motivique.
  • c) Missa Se la Face ay pale, sur une ballade antérieure. Emprunt du ténor.
  • d) Misse Ave Regina, motif de tête et ténor en paraphrase du CF. Les trois motets Ave Regina et le trope.

Quelles parties de l’Ordinaire de la Messe se prêtent à des formes musicales ternaires ? Binaires ? Au syllabisme ?

Changement de paradigme d'écriture avec l'arrivée massive de l'imitation.

Définition des termes motets, antienne, répons (quel type de texte dans quel contexte?)

Cours 5 du 17 octobre 2017

Obrecht, carrière flamande.

Flandres et milieux marchands. La musique au service de la bourgeoise de commerce.

Les cadres d'emploi en ville : musique pour les confréries, les corporations.

Corporations, chapelles et cathédrale : un tissu social étroitement imbriqué dans les villes du nord.

Langage musical : Obrecht et la grande forme en plusieurs sections : nouvelles perspectives.

Obrecht et les cantus firmi multiples.

À ce stade, les étudiants sont arrivés au chapitre 22 de l'ouvrage d'Allan Atlas La Musique de la Renaissance en Europe

Cours 6 du 31 octobre 2017

Obrecht, Josquin, Luther

Le cours est partagé en deux parties, pour faire de la place au jour anniversaire (500e anniversaire) de l'affichage des 95 thèses de Luther sur les portes de Wittenberg.

Obrecht, Josquin - La messe au XVe siècle : bilan

Du cantus firmus de Dufay au motif mélodique unificateur de Josquin, et au sujet de contrepoint.

Prodécédés d'unification : début XVe siècle, le chant emprunté (quelle que soit sa forme et le plus souvent cantus firmus), le même à chaque partie. Essai d'avoir deux cantus firmi dans la messe : Dyfay, Ecce ancilla/Beata es.

Nota bene : Le cantus firmus et la paraphrase du cantus firmus : juste une notion de degré de réécriture. Si beaucoup de travail mélodique et rythmique (notes additionnelles, ornements, rythmes variés//au chant donné, alors on parle de paraphrase).

Le motif de tête, début des grandes sections identiques pendant quelques secondes.

Puis multiplication des références externes : cantus firmi multiples. Les deux Missae plurimorum carminum de Obrecht. Obrecht y compile littéralement une ou plusieurs polyphonies, surtout chansons. Notion de parodie. La parodie est la réécriture (avec un changement de texte) d'une pièce antérieure, et pas seulement d'un simple chant.

Cantus firmus fragmenté : un chant réparti sur plusieurs sections de messe. La totalité du chant de référence (cantus firmus) n'est visible que dans les dernières sections, généralement l'Agnus Dei. Messe Maria zart d'Obrecht.

La recherche d'unité se poursuit avec Josquin : Cantus firmi inventés, notamment issus de jeux de mots faisant intervenir la solmisation : Hercules Dux Ferrariae et La Sol Fa Ré Mi. Le motif peut alors devenir le centre du travail musical contrapuntique.

Génération Josquin : miroirs, rétrogrades, canons au sommet de l'écriture. La notion principale de "progrès" dans l'écriture contrapuntique après eux, c'est-à-dire vers Palestrina ou Bach réside, pour le premier, dans son clacissisme (régularité de l'écriture, mais pas avant garde), pour le second, dans son contrepoint tout aussi abstrait, spécuatif, virtuose, mais dans un cadre tonal cette fois, c'est à dire avec des contraintes supérieures encore.

Comparatif Obrecht/ Josquin : Noter qu'Obrecht se sert de cantus firmi issus de chansons ou de liturgie, mais toujours au second degré : tirés du ténor d'une partition d'un confrère. Ceci dans les messes comme dans les motets, voire dans les chansons. Interprétations possibles de cette attitude.

Obrecht et les marches mélodiques. La notion de séquence (marche contrapuntique).

Josquin et l'imitation : rappel rétrospectif sur l'imitation et le canon. L'imitation et les motifs. Imiter par paires de voix, le duo de voix (chacune différente). Cantus firmi inventés et sujet abstrait du contrepoint.

Une chanson amoureuse d'Obrecht, en néerlandais : Meiskin es hu?

Luther :

Les indulgences, différents aspects du problème, en contexte :

- elles reposent notamment sur la notion de Purgatoire, un dogme construit progressivement, entre Augustin (Ve siècle) et le XIIe siècle.

- les sources bibliques en sont vétérotestamentaires, et notamment Macchabées.

- elles se transforment, dans l'empire de Charles Quint, en impôt plus ou moins brutalement perçu : contingences historiques spécifiques

- elles n'ont pourtant pas qu'une interprétation financière. La contrepartie peut être également un pélerinage ou une pénitence.

- Mais dans le contexte précis de Luther et de ses opposants, elle prend un relief considérable.

- Lien avec l'histoire du livre imprimé, avec la traduction en vernaculaire, avec l'histoire sociale.

Cours 7 du 7 novembre 2017

Renaissance, Réforme, Humanisme...trois univers imbriqués.

I. Réforme : principes / pratiques.

II. Répertoires

Ockeghem - Josquin : Messes, la fin des spéculatifs?

Ockeghem - Obrecht- Josquin Chansons

Ici le lien vers le document collaboratif initié par Lucas Chaumard : ICI

Principales étapes de la vie de johannes Ockeghem (ca 1410 - 1497) : principalement au service de la cour de France,

né en Hainaut, puis Mons (1443), Moulins (auprès de Charles de Bourbon, 1446-48), et chapelle royale de Charles VII probablement dès 1451. Bénéficier près de Tours et à tours dès 1549 probablement (Charles VII décède en 1561). Louis XI réside fréquemment à Plessis-lez-Tours, Ockeghem reste dans le Val de Loire (chanoine ND de PAris tout de même entretemps). Plusieurs visites à Cambrai dont une en 1462 (rencontre Dufay). Encore actif sous Charles VIII, mais surtout présent continuellement dans les documents de Tours (bien qu'ordonné prêtre dans le diocèse de Cambrai) : semble peu avoir voyagé à la fin de sa vie, sous Louis XII et Charles VIII. n'a notamment pas subi d'influence italienne semble-t-il, pas plus que son oeuvre n'a rencontré l'imprimerie musicale, sauf de manière posthume et rare.

Les messes et l'évolution du contrepoint : vers l'abstraction.

Exemples : messe Cuius vis toni, dans le ton que tu veux : messe livrée sans aucune clé dans les manuscrits, elle peut être chantée de trois façons diféfrentes (pb modal).

messe de Prolations : Le question du canon à la fin du XVe siècle, ici un double canon en augmentation.

a) deux canons différents superposés tout au long de la messe

b) relations proportionnelles obtenues entre le dux et le comes des canons, par le signe de mesure, écrit deux fois : vitesse différentes d'écoulement de la musique entre l'entrée (dux) et la réponse (comes). La distance entre les deux augments à chaque instant. Pourtant les notes chantées sont les mêmes aux deux parties et même le rythme relatif - mais donc, pas la durée des notes.

c) sur le plan de l'ensemble de la messe, l'intervalle d'entrée (malodique cette fois) augmente au cours de la messe.

d) pour le Christe, il s'agit d'un double canon à la seconde (rarissime). Solution originale.

Attention, ne pas confondre canon et imitation.

Le canon est un principe qui vise à gouverner toute la section ou la pièce, c'est un programme. L'éimiation est une technqiue qui fait émerger des motifs, travaillés en entrées successives. Au XVIe siècle, l'imitation est pratiquement

Ockeghem est l'auteur du premier requiem conservé (celui de Dufay est perdu)

écoute : Tous les regrets Nicolas Gombert, contrepoint en imitation.

Cours 8 du 14 novembre 2017

Josquin des Prés. Paraphrase, parodie, imitation...

La notion de parodie : exemple de Févin (ca 1470 ca 1512) construisant sa messe parodie sur un motet de Josquin des Prés, Ave maria (lui-même paraphrasant le grégorien).

La notion de paraphrase : Josquin est la messe Ave maris stella, paraphrase du CF (et donc imitation, plutôt que migration).

Messe Pange lingua

Les messes spéculatives de Josquin, toujours plus de liberté contrapuntique, dans la droite ligne de Ockeghem :

  1. Messes en solmisation, Hercules Dux Ferrariae et La Sol Fa Re Mi (ici dans ms. dit "Bourdeney", BnF, Rés. Um 851).
  2. Missa Ad fugam (tout au long canon S/T à la 5te inférieure).
  3. Dans ces derniers cas, c'est désormais la technique employée qui est placée au centre (et au titre) de la messe.

Rébus, énigmes, canons, isorythmie :

Missa Di dadi (des dés) : Petrucci et l'imprimerie polyphonique (à partir de 1501, Venise). Impression des messes de Josquin, avec impression des résolutions des passages difficiles (canons et proportions au ténor).

Messe Malheur me bat

Chanson de Busnoys, Maintes femmes avec canon «Odam si protham ...» etc.

Concepts à bien différencier : l'arrivée de l'imitation est relativement antagoniste du CF en valeurs longues, et du canon.

L'isorythmie ancienne ne s'accomode ni de l'un ni de l'autre. Paraphrase et parodie ne sont pas synonymes.

Cours 9 du 21 novembre 2017

Janequin et la chanson parisienne.

Les grands dates du XVIe siècle

Chanson «parisienne»? Attaingnant, 1528, Paris.

Carrière de Janequin, un provincial lentement "monté" à Paris, depuis Bordeaux, par Luçon, Angers...3 périodes.

Un des premiers musiciens à bénéficier pleinement de l'imprimerie en tant que moyen de subsistance.

Particulièrement lié au milieu poétique de la cour de François Ier. Clément Marot. Choix des textes poétiques. Différence d'avec la cour de Bourgogne du XVe siècle, es joutes poétiques d'aristocrates et amateurs de poésie : au XVIe siècle, relative séparation et "professionalisation" de la poésie d'une part, de la musique d'autre part.

NB si Marot ordonne avec soin sa production poétique, où l'on trouve ballades et rondeaux encore, il en ménage une section "chansons".

Oeuvre de Janequin : Chansons, chansons descriptives, psaumes polyphoniques.

Les questions soulevées par les chansons descriptives :

Les Cris de Paris - La Guerre - le Caquet des femmes - Le Chant des oiseaux - la Chasse.

Points communs : chanter la prose. Paysage sonore (cf. les Cries of London, de Luciano Berio, et d'autres encore). Deux grandes parties, une sorte de long exorde dans la première, et libre cours aux onomatopées dans la seconde.

Relation avec la Navigation de la Dive Bouteille (Rabelais).

Deux veines principales dans les autres chansons : érotico-comique d'une part, apollinienne d'autre part :

Il estoit une fillette

Martin menoit son pourceau

Plus ne suys ce que j'ay esté

Rappel : document de Lucas Chaumard ICI

Cours 10 du 28 novembre 2017

Frottola et madrigal : chanter en italien au XVIe siècle, de Pétrarque au Tasse, de Bembo à Palestrina.